UTOPIALES 2026 | Habiter la mer en 2040 : un atelier pour imaginer l’avenir

Du 29 octobre au 1er novembre, le festival international de science-fiction Utopiales a réuni à Nantes 150 000 visiteurices, des auteurices, chercheureuses et artistes autour des futurs possibles. Le Labex ORACLE et l’IUML y ont co-construit un atelier : « Habiter la mer : pourquoi, comment, quelles perspectives pour 2040 ? ».

du 29 octobre 2026 au 1 novembre 2026

 © Arthur Bonnelier-Croche, LHÉEA (Centrale Nantes/CNRS)
© Arthur Bonnelier-Croche, LHÉEA (Centrale Nantes/CNRS)
L’objectif était de réfléchir avec le public : Les humains pourraient-ils vivre en mer, sur des îlots autonomes, produisant leur propre énergie, leur nourriture, et développant leur propre art de vivre ensemble ?

L’atelier a eu lieu le jeudi 29 octobre de 13h à 15h et le dimanche 1er novembre de 13h à 15h, les sessions ont été animées par :
 
  • Aurélien Babarit, Ingénieur de recherche LHÉEA/Labex ORACLE/IUML
  • Justine Dumay, Professeure des universités ISOMer/IUML
  • Constantin Ilasca, Chargé de projet Labex ORACLE
  • Sophie Pardo, Maîtresse de Conférences IAE/IUML
  • Sandrine Rousseaux, Chargée de projet IUML
  • Franck Schoefs, Professeur des Universités ISOMer/IUML

Les participant·e·s au cœur de l’atelier

Le stand Labex ORACLE/IUML était situé à l’entrée de la Cité des Congrès et a attiré beaucoup de visiteurs et visiteuses. L’atelier était par nature participatif. Des groupes de 6 à 8 personnes, de tout âge, étaient assis autour des animateurices. Chacun·e avait un questionnaire à remplir pour exprimer son avis et sa vision sur l’habitat en mer sur des îlots. Les participant·e·s étaient invité·e·s à échanger autour de chaque question.
 
Une session d'atelier animée par Justine Dumay et Sophie Pardo.

Explorer les possibles

Et si l'humain allait habiter, allait vivre en mer, en haute mer ? Cette perspective, initialement motivée par notre fascination pour les grands espaces marins, trouve aujourd'hui un nouvel écho en raison des conséquences du changement climatique ainsi que de la pression démographique sur les littoraux. Des questions se posent de manière essentielle :
  • Est-ce possible ? Pouvons-nous concevoir des solutions viables pour rendre cet habitat, a priori hostile, vivable et désirable ? Pourrons-nous nous alimenter, nous chauffer, nous soigner, faire justice, faire société dans un tel espace sans dégrader l’environnement ?
  • Quel type de société faut-il construire ? Quelles règles adopter, quels principes, quelle organisation pour pouvoir vivre ensemble ?
  • Et vivre en mer, est-ce se couper du monde ? Et faut-il même oser l'imaginer, au risque de faire advenir des objets qui abimeront un peu plus l'environnement marin ? Vivre en mer pourrait-il conduire à des dérives — ou, au contraire, nous apaiserait-il et nous aiderait-il à nous réconcilier avec nous-même et avec la nature ?
Constantin Ilasca et Aurélien Babarit devant les affiches qui donnaient des éléments de contexte au public : Habiter la mer… dans la fiction… dans la réalité… et demain ?
Publié le 4 novembre 2026 Mis à jour le 5 novembre 2026