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Rien de dramatique : des élèves de Centrale Nantes font de la fiction un outil de sensibilisation aux discriminations

Cinq élèves, alors de première année, de Centrale Nantes ont travaillé pendant plusieurs mois avec l’autrice Sophie Adriansen et La Mutinerie médiation et littérature à l’écriture de Rien de dramatique, un court roman de sensibilisation aux discriminations, stéréotypes et comportements banalisés. À l’occasion de la rentrée, l’ouvrage a été présenté et distribué aux nouveaux étudiants en présence de l’autrice.

le 7 septembre 2026

Une remarque sur un accent, une plaisanterie homophobe, une origine que l’on suppose, un trouble dys mal compris… Rien de dramatique met en scène ces situations du quotidien qui peuvent sembler anodines à certains, mais ne le sont pas pour celles et ceux qui les vivent.
Réunis sous le nom de « Collectif de la Main », cinq élèves de première année en 2025/2026 - Ela, Emna, Juliette, Sarah et Valentin - ont participé, aux côtés de Sophie Adriansen, à toutes les étapes de création de cette fiction-chorale, dans le cadre d’un projet d’éducation artistique et culturelle ambitieux conçu par Centrale Nantes et La Mutinerie médiation et littérature.

Plusieurs mois de compagnonnage créatif

Le projet a débuté par une rencontre avec André Ndobo, professeur de psychologie sociale et coordinateur de la chaire « Origines et mécanismes des discriminations » de Nantes Université, autour des mécanismes et des signaux faibles de la discrimination.

Les élèves ont également rencontré différents acteurs impliqués dans les dispositifs de prévention, d’accompagnement et de signalement, avant d’entamer avec Sophie Adriansen et La Mutinerie plusieurs mois de compagnonnage créatif.

Dans le cadre du projet de terrain tutoré « Récit de sensibilisation et de lutte contre les discriminations », ils ont ainsi participé aux différentes étapes de fabrication du récit : élaboration du synopsis, construction de la bible des personnages, recherches graphiques pour la couverture, réflexion sur la quatrième de couverture, mais aussi sur l’édition, la diffusion de l’ouvrage et les actions de médiation susceptibles d’accompagner sa lecture.

La fiction nous a permis de nous mettre à la place de plusieurs personnages et de comprendre des situations que nous n’aurions pas forcément perçues de la même façon dans la vie quotidienne. C’est ce que nous aimerions que les lecteurs ressentent à leur tour

explique un membre du Collectif de la Main.

Le choix de la fiction est au cœur de la démarche : en donnant à voir une même journée à travers plusieurs personnages, Rien de dramatique rend perceptibles des comportements parfois banalisés et leurs effets sur celles et ceux qui les vivent, sans partir de témoignages individuels ni exposer de situations réelles.

Du roman à l’outil de sensibilisation

À l’occasion de la rentrée, près de 500 exemplaires de Rien de dramatique, ont été distribués aux étudiantes et étudiants de 1re année de Centrale Nantes en présence de l’autrice Sophie Adriansen.

Pour les étudiantes et étudiants de deuxième et troisième années, l’ouvrage a été présenté dans le cadre d’un amphithéâtre de sensibilisation aux discriminations une version électronique du roman leur a été transmise.

Pour rendre le livre accessible plus largement au sein de l’École, des exemplaires seront mis à disposition à la médiathèque et dans les laboratoires de Centrale Nantes. 
Les étudiantes et étudiant du collectif de la Main et l'autrice Sophie Adriansen

De gauche à droite : Sarah Choutier, Valentin Grangier, Sophie Adriansen, Juliette Hue, Emna Sellami, Ela Fatin


Le projet ne s’arrête pas à la publication du récit : les élèves ont également travaillé à la conception d’actions de médiation destinées à accompagner sa lecture et à favoriser les échanges. L’ouvrage sera aussi utilisé en cours de français langue étrangère, afin d’associer les étudiants internationaux à la démarche et d’ouvrir avec eux un échange sur les situations mises en scène.

Avec Rien de dramatique, nous avons souhaité compléter nos dispositifs de prévention par un outil qui permette d’abord d’ouvrir la discussion. Le récit donne à voir des situations concrètes ; la médiation qui l’accompagne doit ensuite aider chacun à les identifier, à réagir et à savoir vers qui se tourner

Marta Herrera, Référente égalité diversité inclusion à Centrale Nantes.

Centrale Nantes et La Mutinerie étudient actuellement les conditions qui permettraient à d’autres établissements de l’enseignement supérieur d’utiliser à leur tour Rien de dramatique comme support de sensibilisation et de médiation.

La réalisation de Rien de dramatique a été rendue possible grâce au soutien du groupe Vaillant, mécène du projet.

Télécharger le communiqué de presse

Publié le 7 septembre 2026 Mis à jour le 7 septembre 2026