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Centrale Nantes célèbre l’arrivée d’une caméra ultra rapide à haute résolution

Centrale Nantes a célèbré aujourd'hui l’arrivée d’une caméra ultra rapide à haute résolution au sein de l’Institut de Recherche en Génie Civil et Mécanique. Un appareil dont on ne compte que quelques exemplaires dans le monde.

Centrale Nantes

le 1 octobre 2019

Le 1er octobre, en présence de Stéphanie Houel, conseillère régionale, de Véronique Stephan, directrice de l’Innovation, de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur à Nantes Métropole, le Centre de Ressources en Essais Dynamiques (CRED) de Centrale Nantes a officiellement célébré l’arrivée dans ses murs d’une caméra hors normes. Cofinancée par Nantes Métropole, la région des Pays de la Loire et le fonds européen de développement régional (FEDER), cette caméra est unique en France, voire même en Europe, dans le monde académique.

Les caractéristiques techniques de la caméra sont impressionnantes : 4 millions d’images/seconde pour une résolution de 8 millions de pixels. A titre comparatif, à vitesse équivalente, les caméras ultra rapides offrent une résolution de l’ordre de 40 000 pixels.

Julien Réthoré, directeur de recherche au CNRS, rattaché à l’Institut de Recherche en Génie Civil et Mécanique (GEM) de Centrale Nantes est à l’initiative de l’acquisition de cette caméra ultra rapide. Le 1er octobre, il a montré au public présent les capacités extraordinaires de la caméra. Julien Réthoré est un chercheur spécialisé dans l’étude de la fissuration des matériaux pour améliorer la durabilité des structures. Il a rejoint l’équipe du GEM en 2016 grâce au dispositif régional Connect Talent, à l’origine du financement de la caméra.


Les applications de cette caméra hors normes:

A titre d’illustration, la fabrication additive, plus connue du grand public sous l’appellation impression 3D, permet aujourd’hui de produire des pièces de géométrie complexe, mais aussi des matériaux dits architecturés. Ils peuvent être constitués de réseaux de petites barres, créant une sorte de grillage 3D par exemple. Ceux étudiés par Julien Réthoré ont une structure très particulière, dite quasi-périodique. D’après ses calculs, ces matériaux doivent pouvoir « arrêter » les fissures produites par un choc. La caméra offrira l’opportunité d’observer le comportement de ces matériaux quand l’onde de choc se propage dans leur architecture à plusieurs kilomètres par seconde, de valider leur modélisation et d’en améliorer la conception pour les rendre encore plus performants.

On imagine aisément l’intérêt et les applications d’une telle découverte dans le bâtiment (résistance aux séismes par exemple) et les transports (pour amortir les chocs,...).


Publié le 3 octobre 2019 Mis à jour le 3 octobre 2019