TRUITENERGIE : on vous doit une explication

Le 1er avril, nous vous annoncions le lancement d’un programme de recherche ambitieux autour de l’énergie truitomotrice. Entre robot-truite, chorégraphies aquatiques et livraison par drones, certains y ont cru. D’autres ont douté. Il est temps de lever le voile : TRUITENERGIE était bien un poisson d’avril.

le 2 avril 2026

Mais derrière la blague… des sujets de recherche bien réels

Si le projet TRUITÉNERGIE était fictif, les thématiques scientifiques qu’il mobilise, elles, sont bien réelles et au cœur des recherches menées à Centrale Nantes.

Les travaux du LHEEA portent notamment sur l’hydrodynamique, les interactions entre fluides et structures ou encore le développement des énergies marines renouvelables. L’idée de capter de l’énergie à partir de mouvements et flux en milieu aquatique est donc parfaitement réaliste, même si les truites n’y participent pas (pour l’instant).

Le principe même de notre “chorégraphie de truites” s’inspire d’un champ de recherche bien réel : le biomimétisme. Des scientifiques étudient réellement les déplacements de bancs de poissons et leur efficacité énergétique collective. Ces observations nourrissent des innovations en robotique, en optimisation des flux ou en ingénierie maritime.

Au LS2N, les recherches sur les systèmes multi-agents, la robotique autonome ou encore la coordination de systèmes complexes sont bien réelles. L’idée d’un “robot-guide” relève donc d’un principe scientifique existant.

Les travaux du GeM, notamment sur des matériaux innovants, ouvrent la voie à des infrastructures capables d’interagir avec leur milieu. Là encore, notre projet pousse simplement le concept un peu plus loin.

PARMATAC est bel et bien une nouvelle plateforme de Centrale Nantes. C’est un espace sécurisé en plein air où drones et véhicules autonomes apprennent à coopérer. Cette plateforme unique en France sera inaugurée le 29 mai prochain.

Des recherches qui existent… ailleurs aussi

Si TRUITÉNERGIE est fictif, certaines pistes s’en rapprochent :

  • Des études explorent l’utilisation de vortex générés par des poissons pour améliorer l’efficacité énergétique en ingénierie navale
  • Des robots biomimétiques, inspirés de poissons, sont déjà développés pour explorer les milieux aquatiques ou optimiser les déplacements en fluide
  • Des projets travaillent sur la récupération d’énergie à partir de mouvements naturels (courants, vagues, marées) comme l’énergie houlomotrice par exemple.

Et les truites dans tout ça ?

Rassurez-vous :

  • aucune truite n’a été mobilisée pour produire de l’énergie
  • aucune chorégraphie aquatique n’est en cours dans le grand bassin
  • et la quiche du Crous reste 100 % indépendante de nos laboratoires

Pourquoi on vous a raconté cette histoire

Parce que l’ingénierie, c’est aussi :

  • explorer des idées nouvelles
  • croiser les disciplines
  • imaginer des solutions inattendues

Et parfois, jouer avec les frontières entre science et imagination.

Ce qu’il faut retenir, c’est que derrière TRUITENERGIE il y avait de véritables expertises et enjeux scientifiques propres à Centrale Nantes. La truite n’était finalement que le poisson…d’avril.

Merci à toutes celles et ceux qui ont joué le jeu.

Publié le 1 avril 2026 Mis à jour le 2 avril 2026