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VigieCâble : un consortium d’excellence pour révolutionner la surveillance des câbles dynamiques sous-marins

FEBUS Optics, EDF, Centrale Nantes et la Fondation OPEN-C annoncent le lancement officiel de VigieCâble. Ambitieux, le projet vise à fiabiliser la chaîne de production des énergies marines renouvelables (EMR) en développant une solution industrialisable de surveillance et d’analyse de l’état de santé des câbles dynamiques sous-marins grâce à la technologie par fibre optique

le 7 avril 2026

Sélectionné à la suite de l’appel à projets DEMO‑TASE, le projet VigieCâble est financé par le Gouvernement dans le cadre du plan France 2030 opéré par l’ADEME. Il bénéficie ainsi d’un soutien de plus de 2,4 millions d’euros pour accélérer le passage d’une solution de rupture du stade de prototype en laboratoire (TRL 4) à une maturité industrielle pré-commerciale (TRL 8).

Une réponse à un enjeu stratégique pour les énergies marines

Avec le déploiement croissant des infrastructures flottantes offshore – parcs éoliens, hydroliennes ou réseaux d’interconnexion – la fiabilité des câbles sous-marins constitue un enjeu économique et opérationnel majeur, et plus particulièrement pour ce qui concerne les câbles dynamiques. Ces derniers sont soumis aux mouvements du flotteur ainsi qu’aux efforts de la houle et des courants. Ils constituent donc des composants critiques dont la défaillance peut impacter lourdement l'exploitation. En réponse à cette problématique, VigieCâble propose une approche innovante, fondée sur la mesure distribuée par fibre optique. La solution permettra de détecter et d’alerter automatiquement de manière précoce les signaux annonciateurs de défaillances sur les câbles dynamiques sous-marins.

Une collaboration complémentaire au service de l’innovation

Le projet réunit quatre partenaires aux expertises complémentaires :

  • FEBUS Optics : Référence mondiale de la technologie Distributed Fiber Optic Sensing (DFOS), l'entreprise apporte ses équipements de mesure de pointe ainsi que ses compétences en acquisition et interprétation de données.
  • Centrale Nantes : Reconnue pour son excellence académique et technique, l’école mobilise dans ce projet trois laboratoires – le LHEEA, le GeM et le LS2N. Elle contribue au projet par ses expertises en modélisation mécanique des câbles dynamiques, la réalisation d’essais physiques en bassins de génie océanique avec excitation par la houle, et par le développement de méthodes d’analyse de données pour la détection et la caractérisation d’anomalies.
  • EDF : En tant qu’exploitant et connaissant parfaitement les contraintes de maintenance prédictive des infrastructures énergétiques, le groupe garantit l’adéquation de la solution développée aux besoins opérationnels du terrain et aux cas d’usage concrets.
  • La Fondation OPEN-C : En tant qu’opérateur des 5 sites d’essais en mer français pour l’éolien flottant et les Énergies Marines Renouvelables, elle offre des infrastructures et des services pour tester en mer les solutions de demain, afin de réduire les coûts et les risques, et accélérer l’innovation en mer

Lancement du projet Vigiecâble

Une feuille de route ambitieuse étendue sur 4 ans

Démarré début 2026 pour une durée de 48 mois, VigieCâble s’articule autour de trois grandes phases clés :

  1. État de l’art et essais préliminaires
    Tests sur échantillons de câbles en laboratoire et premières campagnes de mesures en mer.
  2. Simulations sur bancs d’essais
    Études approfondies sur banc d’essais, analyse et optimisation de l’interprétation des signaux issus de la fibre pour une meilleure compréhension des comportements mécaniques des câbles.
  3. Essais grandeur nature en environnement réel
    Déploiement en conditions réelles avec des mesures sur site d’essais en mer, validation des performances et de la fiabilité de la solution en environnement opérationnel ainsi que sa viabilité industrielle.

Lancer sur le marché une solution de rupture et souveraine

À l’issue du projet, VigieCâble vise la mise à disposition d’une solution robuste, industrialisable et adaptée aux besoins des industriels du secteur maritime et offshore. En combinant leurs expertises, le consortium entend réduire les coûts de maintenance (OPEX) et maximiser la durée de vie des infrastructures de transport d’énergie en mer.

Publié le 7 avril 2026 Mis à jour le 7 avril 2026